Le premier indice boursier de l’alimentation halal lancé en Malaisie [SaphirNews Article]
La semaine du halal en Malaisie démarre fort. A l’occasion du World Halal Forum 2011 qui a débuté lundi 4 avril à Kuala Lumpur, un indice boursier uniquement dédié à l’industrie agro-alimentaire halal a été lancé. Tel un mastodonte, la Malaisie s’impose définitivement comme le leader de ce marché, qui s’imbrique davantage dans la finance islamique.
Initié par Thomson Reuters, le groupe spécialisé dans la finance détenant l’agence de presse Reuters, et IdealRatings, un des principaux fournisseurs mondiaux d’informations financières, le SAMI Halal Food Index comprend 274 entreprises cotées issus, pour le moment, des pays à majorité musulmane avec une capitalisation boursière totale de plus de 110 milliards de dollars.
L’Arabie saoudite, la Turquie, l’Indonésie ou encore le Nigeria sont représentés mais ne font guère le poids face à la Malaisie. Près d’un tiers des sociétés membres de l’indice – 95 pour être exact – sont malaisiennes et leur capitalisation boursière s’élève à hauteur de 53 milliards de dollars.
La croissance du halal dope les marchés financiers
Parmi les compagnies, on compte le géant Nestlé. Six secteurs sont représentés dans l’indice : la restauration, les boissons sans alcool, la pêche, l’élevage, la transformation alimentaire et la grande distribution.
La Malaisie prend le leadership mondial du halal
Le lancement de l’indice renforce le statut de Kuala Lumpur comme l’un des centres mondiaux de la finance islamique. Il intervient quelques semaines après le lancement, mi-février, du « Stoxx Europe Islamic Index », un indice boursier islamique qui permet de mesurer les performances d’une sélection de valeurs parmi celles composant le Stoxx Europe 600 et respectant les règles de la charia.
Mais selon M. Siddiqui, qui compare volontiers finance islamique et l’industrie de l’agro-alimentaire halal à des « jumeaux séparés à la naissance », les indices boursiers sharia-compatibles existants jusqu’à présent ne prennent pas assez en compte l’industrie agro-alimentaire halal alors même que sa croissance en fait pâlir plus d’un, à commencer par le secteur agro-alimentaire conventionnel.
Lui-même a fait ce constat avec l’indice islamique du Dow Jones, qu’il a contribué à créer en 1999. « La liquidité (la finance islamique, ndlr) est à la recherche de l’opportunité », a affirmé le directeur. Le nouveau venu dans les marchés financiers permettra de mieux faire converger ces deux secteurs.


